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Plénière Juin 2025

22.07.2025

Koen Hermans se réjouit de retrouver les élus à Matignon pour cette première session plénière de l’année qui constitue un rendez-vous incontournable de l’agenda social pour la communauté des partenaires sociaux et le réseau des affaires sociales des entités. La forte participation témoigne de l’importance du dialogue social comme pilier culturel du Groupe.

 

Intervention du Président du CEG

Thomas Buberl se réjouit d'accueillir les membres du CEG à Matignon et souligne que les quatre dernières années ont été marquées par une importante reconstruction et rénovation, dirigées par Koen Hermans et ses équipes. Il précise que ces efforts aboutissent à un espace qui reflète l’identité d’AXA, à la fois chic et modeste, et revêt une signification particulière dans le cadre du 40e anniversaire du Groupe. Il évoque aussi une exposition retraçant l’histoire d’AXA, encourageant les membres du CEG à la découvrir.

Le directeur général souligne l’environnement mondial instable et incertain dans lequel évolue AXA. Il mentionne les conflits au Moyen-Orient et en Ukraine, ainsi que les actions imprévisibles de l’administration Trump, qui contribuent à cette complexité. Il insiste sur la nécessité pour l’Europe de retrouver sa voie face à ces défis.

Concernant la performance de l’entreprise, Thomas Buberl fait état de résultats positifs, notamment une croissance organique de 8 % pour 2024, ce qui représente environ 8 milliards d’euros de chiffre d’affaires supplémentaire. Il met en avant la dynamique continue d’AXA, fondée sur un modèle économique équilibré entre entreprises et particuliers, diversifié et doté d’une solvabilité élevée. Il attribue ces succès à l’engagement des collaborateurs et à une participation élevée à la dernière enquête Pulse, avec des résultats en progrès sur plusieurs dimensions clés.

Il rappelle l’importance de maintenir la motivation des équipes face aux instabilités géopolitiques, climatiques et économiques. Les réflexions autour du prochain plan stratégique, avec une vision à long terme, visent à renforcer la croissance organique et à construire une société meilleure. AXA cherche à renforcer sa proximité avec ses clients, à mieux comprendre leurs besoins, et à développer des solutions pour couvrir des risques de plus en plus considérés comme non-assurables, notamment en santé, climat et cybersécurité.

Sur le plan des perspectives d’avenir, Thomas Buberl insiste sur la nécessité d’intégrer une réflexion sur le contrat social, en réponse à l’augmentation des dépenses sociales et à la réduction des couvertures étatiques. Il souligne que les assureurs doivent renforcer leur présence en matière de retraite et de santé. AXA, pour sa part, concentre ses efforts tout en consolidant sa position sur les marchés émergents.

Enfin, il évoque la cession d’AXA IM, qu’il suit de près. Il échange régulièrement avec le dirigeant de BNP Paribas pour assurer le bon déroulement de cette opération. Il remercie les collaborateurs et les délégués d’AXA IM pour leur travail de qualité, et souligne que cette entité rejoint un gestionnaire d’actifs européen de premier plan.
 

Pascale RAULINE souligne la qualité et la maturité du dialogue social. Elle estime important que le CEG continue à traiter les sujets par anticipation, comme il l’a toujours fait, et à maintenir l’esprit constructif du dialogue social à l’avenir.
 

Question ouverte aux délégués du CEG 

Thomas BUBERL sollicite les délégués pour apporter leurs réflexions sur la vision stratégique axée sur la croissance organique et leurs conseils pour embarquer efficacement les collaborateurs dans la transformation liée à l’IA. 

Retrouvez les réflexions des Délégués dans les notes du secrétariat.

Point sur la situation Macro économique

Koen Hermans souligne que la croissance mondiale subit de fortes turbulences, dues aux tensions commerciales et à l’incertitude politique, notamment en Europe. Il invite Gilles Moec à partager son expertise.

Gilles Moec évoque un stress élevé en Europe et aux États-Unis, avec une rébellion contre la mondialisation, surtout dans le secteur industriel. Il alerte sur l’impact des tarifs américains, qui pourraient provoquer un ralentissement économique en 2025, malgré une stabilité du déficit public américain.

Il rappelle que la création d’emplois et la hausse des salaires se poursuivent, mais que la chute des flux migratoires peut maintenir la pression sur les salaires. La relation entre taux d’intérêt et change favorise l’euro, et l’Europe pourrait perdre 0,3 à 0,4 point de croissance à cause des tarifs douaniers.

En Europe, l’assurance profite d’une forte désinflation et de taux bas, soutenant le pouvoir d’achat. L’Allemagne, avec un programme d’augmentation des dépenses publiques, pourrait devenir un moteur de relance économique.

Gilles Moec conclut que, malgré des perspectives difficiles, les fondamentaux européens se reforment et que l’Europe possède des atouts pour traverser cette période.

 

Retrouvez ici les notes du secrétariat : 

Retrouvez ici la session de Question Réponses :